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Mécenat: Mécénat: Iberdrola
Mécenat: Mécénat: Iberdrola
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Peter Lacy (probablement prise à Ostie, Italie), 1954
© The Estate of Francis Bacon.
Tous droits réservés. DACS/VEGAP, Bilbao, 2016

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John Deakin, Lucian Freud au lit, ca. 1964
© The Estate of Francis Bacon.
Tous droits réservés. DACS/VEGAP, Bilbao, 2016

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George Dyer en sous-vêtements dans le studio de Francis Bacon, vers 1965
© The Estate of Francis Bacon.
Tous droits réservés. DACS/VEGAP, Bilbao, 2016

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Francis Bacon, Autoportrait avec un Polaroid, ca. 1970
© The Estate of Francis Bacon.
Tous droits réservés. DACS/VEGAP, Bilbao, 2016

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Membres du Colony Room, 1983
© The Estate of Francis Bacon.
Tous droits réservés. DACS/VEGAP, Bilbao, 2016

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John Edwards, Francis Bacon en train de peindre, 1984
© The Estate of Francis Bacon.
Tous droits réservés. DACS/VEGAP, Bilbao, 2016

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Francis Bacon à l’extérieur de Farmleigh,
Abbeyleix, comté de Laois, Irlande, ca. 1924.
© The Estate of Francis Bacon.
Tous droits réservés. DACS/VEGAP, Bilbao, 2016

L'artiste

Francis Bacon

Dublin, 1909 - Madrid, 1992

Années 1910

Francis Bacon est né à Dublin le 28 octobre 1909, deuxième de cinq enfants nés de parents anglais aisés, installés en Irlande mais sans ascendance irlandaise.  

Années 1920

Bacon vit à Berlin sa première expérience culturelle forte. C’est là certainement qu’il a vu Le cuirassé Potemkine (1925), de Sergueï Eisenstein ; son œuvre révèlera plusieurs décennies plus tard la profonde impression causée par ce film au jeune Bacon.

Par la suite, il s’établit en France. La contemplation du Massacre des innocents (ca. 1628–29), de Nicolas Poussin, le marque de nouveau fortement : l’image de la mère qui crie en essayant de protéger son bébé restera à jamais gravée dans sa mémoire.

C’est après avoir visité l’exposition de dessins de Picasso à la Galerie Paul Rosenberg de Paris, durant l’été 1927, que Bacon décide de se consacrer à la peinture. En autodidacte, il commence à dessiner et à peindre des aquarelles.

Années 1930

À Londres, il se lance dans ses premiers travaux à l’huile. L’artiste australien Roy de Maistre aide le novice en lui dispensant une certaine formation technique. Un de ses premiers mécènes est le riche Eric Hall, un homme marié avec qui il maintiendra une relation clandestine pendant plus de 15 ans.  

Bacon peint sa première toile complètement originale en 1933, une petite Crucifixion (Crucifixion) à l’atmosphère spectrale, achetée par le collectionneur Sir Michael Sadler.

À l’été 1936, son œuvre est refusée à l’Exposition internationale Surréaliste de Londres pour n’être pas « suffisamment surréaliste ».

Années 1940

Fin 1943, Bacon s’installe dans un appartement au sous-sol du numéro 7 de Cromwell Place, à South Kensington. Là, il termine une toile qui va lui valoir une célébrité internationale, Trois études de personnages au pied d’une crucifixion (Three Studies for Figures at the Base of a Crucifixion, 1944).

Pendant 12 ans, la Hanover Gallery (de Brausen) représentera Bacon.

Tête I (Head I, 1948), à la palette limitée au gris et au noir, constitue toute une déclaration d’intention. Ses œuvres postérieures découlent de celle-ci : il peint sur le « mauvais » côté de la toile, sans apprêt, et découvre que l’application de l’huile sur le tissu non apprêté crée un effet plus nerveux, rehausse la texture et permet à la surface d’absorber des couches plus fines de peinture. Il adopterait cette technique définitivement.

Parmi les toiles retenues pour l’exposition de Bacon organisée en 1949 par la Hanover Gallery, se détache, pour sa sensuelle cape pourpre, Tête VI (Head VI, 1949), une variation du Portrait du pape Innocent X (1650), de Vélasquez, que le peintre ne connaissait que par des reproductions, mais qui constitue un thème qu’il va explorer de façon obsessive dans les années cinquante et plus sporadique dans les années soixante.

Années 1950

En 1951 et de nouveau en 1952, Bacon se rend en Afrique du Sud, pays où réside sa mère depuis la mort de son père. Les animaux sauvages marquent fortement l’imagination de l’artiste. En revenant d’un de ces voyages, il s’arrête quelques jours au Caire ; Bacon admirait profondément l’art égyptien et déclara même que rien ne pouvait le surpasser.

Bacon commence à aborder le nu de façon plus directe : les poses de ses Deux figures (Two figures) sont basées sur La figure humaine en mouvement (The Human Figure in Motion, 1901), d’Eadweard Muybridge, mais l’artiste fait sienne ces images en les transformant et en leur donnant une connotation sexuelle.

En 1954, il expose au pavillon britannique de la Biennale de Venise avec Ben Nicholson et Lucian Freud.

Sa première exposition individuelle à New York a lieu en 1953, à la galerie Durlacher Brothers, et à Paris, en 1957, à la galerie Rive Droite.

En 1956, alors qu’il est en route pour le Maroc, Bacon visite pour la première fois le Musée du Prado.

En 1957, Bacon modifie sa technique picturale et son emploi de la couleur. Dans les toiles réalisées sous l’influence de Van Gogh, il s’inspire également des œuvres de Céret de Chaïm Soutine et de la lumière resplendissante du Maroc. Ces créations signifient une rupture décisive et permanente avec les formes fantasmagoriques et les fonds sombres caractéristiques de son travail de la première moitié des années cinquante.

En octobre 1958, il signe un contrat avec Marlborough Fine Art.

Années 1960

En 1961, il s’installe au 7 de Reece Mews (South Kensington), une ancienne écurie reconvertie en maison qui va devenir l’espace le plus important de sa vie : il y crée son premier triptyque à grande échelle, Trois études pour une crucifixion (Three Studies for a Crucifixion, 1962).  En mai 1962, cette oeuvre est exposée lors de sa grande rétrospective à la Tate Gallery ; pendant le vernissage, un télégramme lui annonce la mort de Peter Lacy, avec qui il avait une relation sentimentale.  

Vers la fin de 1963, George Dyer entre dans la vie de Bacon et se convertit en thème récurrent dans ses oeuvres de cette décennie. La photographie devient un médium indispensable pour Bacon, en lui permettant de capter la vitalité des modèles tout en conservant une certaine distance. Le peintre a recours surtout aux images que John Deakin prend de Dyer et d’autres amis intimes.

Alberto Giacometti est à l’époque un des rares artistes vivants pour lesquels Bacon éprouve un profond respect et avec qui il se lie d’amitié.

Années 1970

En 1971, deux nuits avant le vernissage de la grande rétrospective de Bacon au Grand Palais de Paris, Dyer décède subitement d’une overdose d’alcool et de barbituriques. L’intensité du deuil vécu par Bacon est perceptible dans ses oeuvres.

Pendant ces années-là, Bacon fait de longs séjours à Paris, où il dispose d’un atelier à partir de 1975.

Au milieu des années soixante-dix, il rencontre John Edwards, un séduisant jeune homme de l’East End londonien avec lequel il noue une relation essentiellement paternelle. 

En 1978, il présente pour la première fois son œuvre en Espagne, à la Fondation Juan March (Madrid) et à la Fondation Joan Miró (Barcelone).

Années 1980

Les expositions individuelles et les rétrospectives de l’œuvre de Bacon s’enchaînent dans le monde entier : Tokyo, Kyoto et Nagoya en 1983 et Washington D. C. en 1989.

Bacon reprend la création de paysages, qu’il simplifie en réduisant le langage pictural à l’essentiel.

Années 1990

Au cours des dernières années de sa vie, malgré la dégradation de sa santé, Bacon vit une relation passionnée avec un jeune espagnol cultivé, dont il fait la connaissance en 1987. En 1990, il visite la rétrospective sur Vélasquez au Prado. En 1992, il revient à Madrid où il tombe gravement malade; hospitalisé, il décède d’une crise cardiaque le 28 avril.

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