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Mécenat: Mécénat: Iberdrola
Mécenat: Mécénat: Iberdrola
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John Deakin, Francis Bacon avec une gabardine, ca. 1967
© The Estate of Francis Bacon.
Tous droits réservés. 
DACS/VEGAP, Bilbao, 2016

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Studio de Francis Bacon au7 Reece Mews, South Kensington (Londres)
Photo: Perry Odgen © The Estate of Francis Bacon.

Tous droits réservés. DACS/VEGAP, Bilbao, 2016

Le-saviez-vous...?

Si vous visitez l’exposition, vous pourrez profiter d’un espace didactique qui vous présente la figure extraordinaire de Francis Bacon (Dublin, 1909 – Madrid, 1992) et inclut une expérience en 3D de son atelier. La biographie de l’artiste, expliquée par des textes affichés aux murs où sont analysés certains concepts clé de sa production et par un audiovisuel, révèlent l’importance de son œuvre. Dans la salle 201, la réalité virtuelle permet de recréer pour la première fois son atelier londonien de 7 Reece Mews, principal espace de création de Bacon.

Un artiste autodidacte

Francis Bacon avait une façon peu conventionnelle d’aborder le processus de création picturale : il réalisait rarement des croquis préparatoires et peignait toujours directement sur la toile vierge. Il ne reçut aucune formation académique officielle et son atelier de Reece Mews fut pratiquement le seul endroit où il produisit son œuvre.

Bacon s’inspira principalement d’œuvres d’artistes classiques et modernes. Son entourage intime, ses relations amoureuses, ses amis et sa famille, jouèrent également un rôle important dans sa production en tant que modèles mais en lui prêtant aussi leur soutien personnel et financier. Sa cousine Diana Watson notamment fut l’une des premières à acheter ses pièces. Quand il s’installe à Londres en 1929, Bacon fait la connaissance d’Eric Allden, qui sera son premier compagnon sentimental et aussi un collectionneur de ses œuvres. En 1930, il se lie d’amitié avec l’artiste australien Roy de Maistre, qui devient rapidement son mentor.

Le talent éblouissant de Vélasquez et de Picasso eut une influence majeure sur Bacon, qui décida de se consacrer à la peinture après avoir visité une exposition du peintre de Málaga, Pablo Picasso, à la Galerie Paul Rosenberg, de Paris, en 1927. Il s’inspira du Portrait du pape Innocent X (1651) de Vélasquez pour sa série de toiles représentant l’image d’un pape en train de crier. Bacon avait tant d’admiration pour Vélasquez qu’il ne voulut pas voir le tableau original du maître espagnol lorsqu’il se rendit à Rome dans les années cinquante, par peur de ne pas être à la hauteur.

Les figures humaines

Le style pictural de Bacon se situe à mi-chemin entre l’abstraction et la figuration. Le Surréalisme fut un point de départ important et eut une influence déterminante sur ses premières œuvres. Ensuite, quand Bacon commença à représenter le mouvement des figures sur la toile, les photographies d’Eadweard Muybridge du corps humain en action se convertirent en référence incontournable. L’empreinte des anciens maîtres – comme dans les dessins de Michel-Ange, où la « grandeur des formes » caractérise les figures humaines- fut présente tout au long de sa carrière.

En examinant avec attention les détails viscéraux et les déformations physiques que Bacon attribue à ses personnages, on peut apprécier sa profonde connaissance des procédures propres à la peinture abstraite, ainsi que l’aspect émotionnel qui caractérise son application de la couleur sur la toile.

Un livre sur la radiologie, intitulé Positioning in Radiography, occupait une place privilégiée dans la bibliothèque personnelle de Bacon. Les images centrées sur la position des corps pendant la réalisation des examens, les radiographies elles-mêmes, le souvenir des corps des personnes qu’il connaissait et les représentations de Michel-Ange et de Muybridge, exercèrent une profonde influence sur ses œuvres contenant des figures humaines.

La sexualité

Bacon racontait que ses parents l’avaient chassé de la maison en 1926, après avoir découvert qu’il avait mis des habits de sa mère. Après cet épisode, et grâce à l’argent que sa mère lui envoyait, il put s’installer dans d’autres villes où il pouvait s’exprimer avec davantage de liberté : d’abord à Londres, puis à Berlin, et plus tard à Paris. Les innombrables images d’hommes en train de lutter, les coupures de revues de gymnastique masculine et les publicités qui habitaient son atelier et qu’il intégra à sa peinture, permettent de se faire une idée des représentations visuelles qu’adoptait l’homosexualité dans les années cinquante. Même si au Royaume Uni, les relations sexuelles entre hommes furent partiellement dépénalisées en 1967, Bacon resta longtemps associé à quelque chose d’illicite. Une des premières œuvres où l’artiste représenta de manière explicite la sexualité de deux figures masculines est Homme à genoux dans l’herbe (Man Kneeling in Grass, 1952).

Dans une conversation avec son ami le critique David Sylvester, Bacon mentionna que les nombreuses représentations de bouches de son œuvre pouvaient être interprétées comme une référence sexuelle, même si à l’origine il s’était inspiré de planches en couleurs trouvées dans un livre d’occasion sur les maladies buccales qu’il avait acheté à Paris.  

La vie et la mort

Dans ses premiers thèmes, Bacon peint des carcasses de viande qu’il voit exposées dans les boucheries et qui finissent par devenir des images récurrentes dans son œuvre [Trois études pour une Crucifixion (Three Studies for a Crucifixion, 1962)]. Pour Bacon, la viande représente le cycle de la vie et de la mort. La souffrance et la dévastation causées par la Seconde Guerre Mondiale trouvent leur reflet dans la viande, dans les corps démembrés et peut-être aussi dans les bouches ouvertes qu’on observe sur ses tableaux. La profonde empreinte laissée aussi par le suicide de son compagnon sentimental, George Dyer – survenu quelques jours avant l’inauguration d’une grande rétrospective au Grand Palais de Paris, en 1971 — est palpable dans son œuvre postérieure, souvent peuplée de la figure spectrale de son partenaire. Dans ses peintures du début des années quatre-vingt-dix, la présence de la viande pourrait évoquer aussi la propre maladie de Bacon et sa mort imminente.

Dans une lettre de 1992 à Damian Hirst, Bacon mentionnait au jeune artiste alors exposé à la Saatchi Collection de Londres, qu’il avait utilisé une tête de vache dans une de ses œuvres.  Il est probable que l’artiste ait ressenti un type d’affinité avec le jeune homme en découvrant qu’ils partageaient ce lien thématique.

L'atelier de 7 Reece Mews

 « Pour une raison quelconque, dès que j’ai vu cet endroit, j’ai su que je pourrais y travailler. Les lieux ont une forte influence sur moi – je suis très sensible à l’atmosphère d’une pièce. J’ai su, dès l’instant où je suis entré ici, que je pourrais y travailler ».

Francis Bacon

Après le décès de Bacon en 1992, l’atelier londonien qu’il avait occupé pendant plus de trente ans au nº7 de la rue Reece Mews, à South Kensington, resta intact jusqu’en 1998, date à laquelle l’héritier de l’artiste John Edwards et le exécuteur testamentaire Brian Clarke léguèrent tout son contenu à la Hugh Lane Gallery de Dublin, ville natale du peintre. L’atelier a ouvert en 2001.

L’atelier a été recréé fidèlement à son nouvel emplacement et a été maintenu tel qu’il était lorsque Bacon mourut, avec des centaines de photographies, documents, livres, ustensiles et matériel de peinture, ses propres œuvres et des reproductions de travaux d’autres artistes, comme Picasso et Vélasquez. Bacon accumulait dans son atelier les produits culturels et les objets les plus hétéroclites aux côtés de divers vêtements, comme les chaussettes qu’il utilisait pour peindre. Tout était éparpillé, configurant ce que l’artiste appelait « un chaos organisé », une expression qu’il utilisait non seulement pour se référer à son atelier mais aussi à son idée de la peinture.

Bacon eut d’autres ateliers tout au long de sa vie, mais dans aucun d’eux il ne se sentit aussi bien que dans celui de Reece Mews.

« Il n’y a qu’ici que je peux peindre, dans mon atelier. J’en ai eu beaucoup d’autres, mais je suis ici depuis presque trente ans et il est idéal pour moi. Je ne peux pas travailler où tout est trop rangé. Il est plus facile pour moi de peindre dans un endroit comme celui-ci, qui est un vrai désastre. J’ignore pourquoi, mais ça m’aide ». 

Francis Bacon

Ressources d' accompagnement

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Expérience en 3D

Si vous visitez l’espace didactique de l’exposition, vous pourrez profiter dans la salle 201 d’une reproduction virtuelle de l’atelier de l’artiste Francis Bacon (Dublin, 1909–Madrid, 1992), situé au nº7 de Reece Mews (Londres).

Ne le manquez surtout pas !

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Audioguide et guides adaptés

Les audioguides, disponibles à l’entrée du Musée, permettent d’approfondir l’information sur les œuvres de chaque exposition.

Consultez auprès du guichet d’Information la disponibilité d’audio/vidéo guides pour les personnes souffrant d’un handicap cognitif, auditif et/ou visuel.

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Suggestion d'itinéraire

Cette exposition, organisée en collaboration avec le Grimaldi Forum Monaco, se présente comme un dialogue entre les œuvres de Francis Bacon et celles des grands artistes qui l’ont inspiré.

Vous pouvez commencer votre visite par les salles 205, 206, 207 et 209, poursuivre par les salles 203, 202 et 204, et terminer par la salle 208. Nous vous souhaitons une agréable visite !

Activités

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Conversation : Francis Bacon

Mercredi 28 septembre, 18h30

Martin Harrison, commissaire de l’exposition, et Lucía Agirre, conservatrice du Musée, présentent l’œuvre de Francis Bacon à l’occasion de l’exposition et de la récente publication du catalogue raisonné dédié à l’artiste.

Lieu : Auditorium du Musée
Entrées : gratuites, à retirer aux guichets et sur le site Internet du Musée. Activité en anglais avec traduction simultanée en espagnol.

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Conférence : Bacon et son atelier du 7, Reece Mews

Mercredi 5 octobre à 18h30

Barbara Dawson, directrice de la Hugh Lane Gallery de Dublin, nous parlera de l’atelier de Francis Bacon, reconstitué objet par objet dans sa galerie.

Lieu : Auditorium du Musée
Entrées : gratuites, à retirer aux guichets et sur le site Internet du Musée. Activité en anglais avec traduction simultanée en espagnol.

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Réflexions partagées

Découvrez les nouvelles expositions, les dessous de leur montage et d’autres curiosités dans ces visites uniques réalisées par des professionnels du Musée.

Vision des conservateurs Francis Bacon : mercredi 19 octobre. Lucía Agirre, conservatrice du Musée.
Concepts clé Francis Bacon : mercredi 26 octobre. Sous-directrice d'Éducation et Interprétation.

*Parrainé par Fundación Vizcaína Aguirre. 

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Cycle de cinéma Autour de Bacon : de sa vie à son œuvre

Du 3 au 6 novembre, 18 h 30

Profitez d’une sélection de films de fiction ou documentaires en lien direct avec l’œuvre de l’artiste Francis Bacon, soit parce qu’ils évoquent sa vie et celle du Londres de la seconde moitié du XXe siècle, soit parce qu’ils contiennent des références directes à certaines de ses œuvres.

Lieu: Zero Espazioa
Entrées: 2 € Amis du Musée et4 € Public en général. disponibles aux guichets et sur le site Internet duMusée à partir du 10 octobre.

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